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Une étude montre que parents et adolescents ne discutent pas des bons comportements à adopter en ligne

mars

17, 2020

by coberst


Bien-être numérique

Quand nous avons investi dans notre initiative sur le civisme en ligne plus tôt cette année, nous l’avons fait en ayant pour objectif d’offrir à la communauté Roblox les compétences nécessaires pour garantir des expériences en ligne positives. Parents et tuteurs jouent un rôle essentiel pour atteindre ce but. Nous avons donc décidé de les aider à en savoir plus sur l’univers numérique et son évolution rapide, ainsi que sur la façon dont enfants et adolescents s’y comportent. Ainsi, les parents et tuteurs pourront mieux savoir quand leurs conseils et leur supervision seront requis. 

Une chose est sûre : les enfants qui grandissent aujourd’hui avec la technologie ne font pas la distinction entre leurs comportements et propos dans la vie et ceux qu’ils ont en ligne. Pour eux, leur vie en ligne est leur vie réelle. Peu importe l’endroit, réel ou virtuel, où ils retrouvent leurs amis. Le fait de demander quotidiennement à vos enfants comment ils vont et d’avoir avec eux des conversations sur leur univers et leur comportement en ligne vous permettra de construire une relation de confiance et de franchise. De ce fait, ils n’hésiteront pas à vous consulter en cas de problème.

Nous voulions vérifier si ces conversations avaient lieu entre parents et enfants. En octobre, nous avons donc commandé une enquête via SurveyMonkey. Elle portait sur un échantillon de 10 000 personnes aux États-Unis, parmi lesquelles 3 571 parents d’enfants âgés de 7 à 17 ans (âges auxquels les enfants sont susceptibles de jouer et de discuter en ligne) et de 580 adolescents. Nous leur avons posé des questions générales sur leurs expériences en ligne.

Il s’avère que les parents pensent parler du comportement à avoir en ligne, mais que leurs enfants ne voient pas les choses de la même façon. Dans notre enquête, 93 % des parents disent parler de temps en temps à leurs enfants du comportement à adopter en ligne, mais seulement 39 % des adolescents le confirment. Inversement, la majorité des adolescents (60 %) disent qu’ils discutent « rarement », « très rarement » ou « jamais » de ce sujet avec leurs parents.  

Les parents qui n’ont pas de conversation avec leurs enfants sur le comportement à avoir en ligne supposent que leurs enfants savent déjà comment se comporter ou qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une telle conversation pour diverses raisons (accès limité à Internet, pas de problème mentionné par l’enfant, etc.). Dans le même temps, les parents sont convaincus que leurs enfants s’adresseraient à eux en cas de souci, par exemple en cas de cyberharcèlement. Les adolescents, quant à eux, sont plus susceptibles de mentionner leurs soucis de cyberharcèlement à la plateforme concernée ou d’en parler à un autre adulte.

Les questions de l’enquête ont incité des parents à se demander s’il n’était pas temps de s’impliquer davantage :

« Je pense que c’est parce que [mon fils] n’a pas parlé de ses inquiétudes quant à ce sujet. S’il semblait avoir des soucis, j’en parlerais avec lui. Je dois peut-être anticiper davantage. »

Les parents de la génération Y sont plus impliqués que les autres

La majorité des parents de la génération Y (68 %) sont impliqués dans la vie en ligne de leurs enfants et disent qu’ils sont « très au courant » de ce qu’ils font en ligne. Les parents de la génération X et les baby-boomers le sont beaucoup moins, avec 48 % et 47 % respectivement.

Les parents de la génération Y sont aussi plus susceptibles de jouer aux jeux vidéo avec leurs enfants : 37 % le font, contre 29 % de parents de la génération X et 24 % de baby-boomers.

L’enquête montre à plusieurs reprises que les parents qui rejoignent l’univers numérique de leurs enfants en jouant avec eux ont une chance unique de réellement comprendre à quoi enfants et adolescents sont confrontés en ligne. Cela permet de communiquer plus ouvertement et d’anticiper les problèmes et inquiétudes éventuels des enfants et parents. Lors de notre enquête, 68 % des parents de la génération Y ont déclaré que leurs enfants se tourneraient « très probablement » vers eux en cas de problème (contre 59 % de parents de la génération X et 58 % de baby-boomers, qui semblent moins confiants à ce sujet).

Quelle est l’ampleur précise du cyberharcèlement et sous quelle forme se présente-t-il pour les adolescents ?

Le mois d’octobre était le National Bullying Prevention Month (Mois national de la prévention contre le harcèlement) aux États-Unis et la semaine prochaine, le Royaume-Uni mettra le problème en lumière dans le cadre de la Anti-Bullying Week (Semaine contre le harcèlement). Je présente également cette semaine l’International Bullying Prevention Conference 2019 (Conférence internationale sur la prévention du harcèlement 2019). Nous tenions donc à connaître l’étendue du problème du cyberharcèlement selon les parents et les adolescents. 

La grande majorité des parents (91 %) considère que c’est un problème pour la jeunesse d’aujourd’hui, et 77 % d’adolescents sont d’accord. 22 % de parents ont mentionné que leurs enfants avaient été victimes de cyberharcèlement. Dans la majorité de ces cas (66 %), le harcèlement s’était produit plus d’une fois. Dans 47 % des cas, il était sérieux. Presque 1 adolescent sur 5 (19 %) a confirmé qu’il avait été victime de cyberharcèlement au cours des 12 derniers mois.

Nous avons aussi demandé aux adolescents de nous dire ce qu’ils considèrent comme du harcèlement lorsqu’ils jouent à des jeux en ligne. Pour la moitié d’entre eux, se moquer de quelqu’un dans les commentaires relève du harcèlement. 42 % pensent que c’est insulter quelqu’un ou inciter des joueurs à s’en prendre aux autres dans un jeu. (Remarque : selon la définition, le harcèlement est un comportement négatif répété visant à perturber, déstabiliser ou menacer quelqu’un).

Ces données mettent en lumière des informations utiles pour les parents et tuteurs. Tout d’abord, si un enfant vient vous parler de cyberharcèlement, vous devez comprendre ce qui s’est passé exactement et évaluer la gravité de la situation. Écoutez-le avec empathie : si vous ne le jugez pas, vous lui ferez comprendre que votre porte lui sera toujours ouverte, ce qui vous sera également utile à tous les deux dans le monde réel.

Une conversation proactive (même lorsqu’aucun problème n’a été évoqué) prévaut toujours : cela vous offre une chance de préparer vos enfants avant qu’ils aillent en ligne et de vous assurer qu’ils savent combien il est facile pour les gens de dire certaines choses lorsqu’ils sont « cachés derrière un écran ». Les enfants plus âgés peuvent aussi donner de bons conseils aux plus jeunes. Par exemple, les adolescents de notre enquête avaient des conseils pour les jeunes joueurs susceptibles d’être confrontés au cyberharcèlement : « Les gens que vous ne connaissez pas et qui sont anonymes ne peuvent pas vous faire de mal. Bloquez-les ou signalez-les. S’ils essaient malgré tout de vous contacter, ignorez-les » ou « Parlez-en, n’ayez pas peur de demander de l’aide ».

Pour finir, quelques bonnes nouvelles.

Certains chiffres encourageants nous ont appris à quoi ressemble un comportement « sympa » en ligne : presque tous les adolescents de notre enquête (96 %) disent qu’ils aideraient un ami s’ils voyaient qu’il était harcelé en ligne. La majorité des adolescents qui jouent en ligne ont confirmé qu’ils recevaient « parfois » de l’aide de la part d’autres joueurs quand ils en avaient besoin, 41 % affirmant que c’était « souvent » ou « toujours » le cas. Il semblerait que de nombreux enfants pensent déjà qu’il est cool d’être sympa. Voilà une tendance qui nous réjouit ! Pour les parents, les résultats de cette enquête peuvent être un moyen d’amorcer le dialogue avec leurs enfants. Demandez dès aujourd’hui à votre enfant quels comportements il juge « cool » ou « pas cool » quand il joue en ligne. Ses réponses risquent de vous surprendre !


Méthodologie : ce sondage en ligne a été commandé à SurveyMonkey par Roblox dans le cadre de son initiative sur le civisme en ligne et a été réalisé du 19 au 29 octobre 2019 sur un échantillon de 10 000 adultes des États-Unis, parmi lesquels 3 571 parents d’enfants âgés de 7 à 17 ans (dont 922 sont de la génération Y) et 580 adolescents, 430 parmi eux jouant à des jeux en ligne au moins une fois par mois. Les personnes qui ont répondu à cette enquête ont été sélectionnées parmi plus de 2 millions de personnes qui répondent à des enquêtes sur la plateforme SurveyMonkey chaque jour. Les données ont été pondérées au départ en fonction de l’âge, de l’origine ethnique, du sexe, de l’éducation et de la région à l’aide de l’American Community Survey du Census Bureau afin de refléter la composition démographique des enfants âgés de plus de 13 ans aux États-Unis. Ces données ont ensuite été pondérées en fonction de l’âge, de l’origine ethnique, du sexe, de l’éducation et de la région à l’aide du Current Population Survey du Census Bureau afin de refléter la composition démographique de la population active aux États-Unis. Les données complètes sont consultables ici.